En aparté à Avignon avec Marion Claisse
Marion Claisse, à l’affiche du théâtre des Barriques, nous propose un seul en scène intimiste qui allie théâtre, standup et danse. Un parfait mélange pour partir à la découverte de son spectacle Pompon. Suivez- nous dans cet entretien passionnant et authentique de cette magnifique artiste.
Découvrez cet aparté exceptionnel aux couleurs du Festival d’Avignon !
Cela n’a pas été difficile d’écrire ?
M.C_ Non. Dans le spectacle, il y a des anciens textes de standup que j’ai réutilisés. Quand j’ai décidé d’arrêter le standup, j’ai passé un an dans cette douleur de dire ce que je voulais. Pendant 1 an je n’ai pas écrit. Je suis passé sur un autre projet. t au moment où j’étais prête, j’avais le titre en tête, la trame, cela a été très rapide. La première version a été peut-être trop verbeuse. On la retravaillé quand on l’a passé au plateau. On a transformé certains propos en personnage. On ajouté du rythme. On a enlevé certaines voix qui étaient trop difficiles à mettre au plateau.Â
Et pourquoi la danse ?
M.C_ J’ai fait beaucoup de danse quand j’étais petite jusqu’à mes 16 ans où je me suis blessé. Je voulais être danseuse. Quand je suis devenue comédienne , cela a été un rapport assez douloureux pour revenir au mouvement et à la danse. J’ai décidé de m’y remettre car cela a été mon premier moyen d’expression dans mon enfance. A défaut d’être danseuse et techniquement parfaite, on est sur du mouvement qui est très organique. Cela varie d’un soir à l’autre. On a une trame mais cela part du ventre.Â
Au vu de cette nouvelle expérience, vous diriez que le standup est fini ?
M.C_ C’est une très bonne question. Je ne sais pas mais je pense que ce n’est pas mon médium. Ca me coûte trop. Il y en a qui le font très bien. Moi j’ai trouvé une forme qui me convient plus. Je n’ai pas envie pour l’instant.
Peut-être parce que vous vous êtes réconciliée avec vous-même et que vous y avez trouvé une richesse inespérée ?
M.C_ Sans doute. Oui. Le Standup ne me manque pas.Â
Pourquoi ce titre de Pompon ?
M.C_ C’est le surnom que me donnait mon grand-père quand j’étais petite. A cause des pompons sur les manèges. Vu que c’est un des personnages dans ce spectacle : la petite fille que j’étais. Elle est symbolisée par une peluche.
Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
M.C_ On a une création musicale originale. qui fait vraiment partie de la dramaturgie. Elle raconte une histoire parfois une histoire parallèle. Pour moi, il était impossible de faire l’impasse. On sait que sur la V2, on aura davantage d’univers sonore. Tout comme la scénographie qui raconte une autre histoire. C’est un seul en scène mais avec un univers. On a travaillé avec une scénographe qui nous a créé un univers de Pompon qui grandit.Â
Ou allez-vous reprendre ce spectacle ?
M.C_ A Paris. On a 30 dates à la Manufacture des Abbesses. Du 23 aout au 28 octobre 2026.Â
Propos recueillis par Laurent Schteiner.